Temps de campagne

Publié le par Philippe Buisson

On commence à entrer dans le vif des campagnes électorales. La cadence s’accélère, les équipes s’organisent, une logistique se met en place, les camps s’observent…

Je souhaite faire une campagne de proximité axée autour de petites réunions publiques de village comme ce fut le cas vendredi soir à Sainte-Terre. L’échange y est direct, concret.

La semaine avait commencé par la venue de Nelly Olin, Ministre de l’environnement. Cette visite m’a laissé une impression bizarre ; Mme Olin s’est rendue d’abord près de la décharge de pneus d’Espiet en promettant la réhabilitation de ce site avant deux mois. Bonne nouvelle ! Sauf que Mme la Ministre a aussitôt expliqué que l’Etat ne mettrait pas un centime dans cette opération de nettoiement, que celle-ci serait prise en charge par le Groupe d’Intérêt Economique « Aliapur » dont les financements émanent des principaux manufacturiers de pneumatiques. Bonne nouvelle donc, mais pourquoi un ministre annonce à grand renfort de presse une échéance qui ne dépend pas à proprement parler de son budget. C’est spécial, mais encore une fois, soyons beau joueur et acceptons cette promesse sans autre procès d’intention.

La seconde étape de la visite de Nelly Olin était consacrée à l’inauguration de la station de traitement des effluents viticoles de St Christophe des Bardes, près de St Emilion. Le financement de cet équipement remarquable a fait appel à l’agence de l’eau, au Conseil Général et au Conseil Régional, rien à priori de la part de l’Etat. Là encore, visite ministérielle oblige, non seulement Mme Olin a procédé aux rituels inauguraux classiques mais il a fallu faire des pieds et des mains pour que les institutions qui ont, elles, financé cette station aient voix au chapitre. Pour tout vous dire, la Ministre n’y est pour rien. Par contre, ceux qui plaident des subventions auprès de la Région ( en l’occurrence 260 000 euros !!) pour ensuite avoir l’outrecuidance de leur adresser un bras d’honneur méprisant lors de l’inauguration méritent que l’on s’en souvienne. Même en campagne électorale, il faut quand même un peu de savoir vivre et de reconnaissance.

Après cette journée très médiatique, entouré « d’amis » dont la couleur politique était très monocolore et ce n’était pas le rose, j’ai organisé une semaine de visites sur le terrain : entrevues avec une dizaine de conseils municipaux, visite de la cave coopérative de Périssac dans le canton de Fronsac pour parler de la réforme des agréments, le marché de Ste Foy la Grande, pour terminer dimanche par la fête du cochon à Listrac de Durèze.

C’est lors de ces rencontres que l’on sent un territoire, que l’on mesure l’état de ses richesses comme de ses faiblesses. J’aime ces moments de campagne qui sont aussi l’occasion de renouer le lien de confiance avec nos concitoyens. Et je crois finalement que la réforme démocratique appelée de nos vœux doit se traduire par des actes aussi simples, c’est s’inscrire dans une démarche permanente d’écoute, pour parler juste et ensuite pour agir juste.

Il y a eu jusqu’à présent tellement de discours et si peu d’actes en liaison avec ces discours. Et je ne vise pas explicitement la visite de Nelly Olin… 

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Publié dans Philippe Buisson

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G
Les jurys citoyens sont un moyen de restaurer une confiance largement entamée par tant d'affaires de corruption. Si la méfiance avec le politique est telle, c'est aussi à cause du climat très malsain qui règne dans nos villes et qui bâti sur des calomnies diffusées et entrenues par certains...qui y ont intérêt. <br /> Je me suis rendu sur le site du député actuel (jusqu'en juin...) et j'ai pu lire certaines contributions de l'indécrottable dans les archives des tribunes ouvertes. Quand on installe certaines rumeurs, indécrottable, faut-il les assumer jusqu'au bout pour que les adversaires puissent y répondre et les corriger si nécessaire.<br /> <br /> Quant à la prestation de Ségolène, elle s'est révélée telle qu'elle est, une femme de caractère (il paraît...), sensible, talentueuse et apte à assumer la fonction présidentielle. <br /> Si je retiens une chose, c'est la priorité qu'elle donne à la restauration de l'unité nationale qui doit passer par l'unité intergénérationnelle (efforts pour les petites retraites, allocation pour les jeunes...) et le traitement de la question des quartiers sensibles délaissés par la droite .
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L
Les cas de gestion calamiteuse des biens publics sont en nombre relativement important. Un moyen qui aiderait les citoyens à garder un oeil sur les dépenses serait la démocratie participative défendue par une certaine candidate à la présidentielle. A condition que les élus en place acceptent un meilleur contrôle de ce qu'ils font !
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P
C'est un bel encouragement pour les jurys populaires !! merci
C
Alors, Philippe, vous étiez à Villepinte pour le meeting?
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P
Eh oui. Et franchement, on va pouvoir confronter le programme de la droite et le nôtre sans complexe!
C
Comme vous le savez bien, les rapports des CRComptes sont malheureusement pas svts suivis de résultats.<br /> Les collectivités ne sont contrôlées que tous les 10 ans en moyenne
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G
Elles font un rapport annuel...quant au reste, c'est hélas semi-confidentiel...
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