les viles attaques de J.P. Garraud contre G. Mitterrand commencent...

Publié le par Philippe Buisson

La dixième circonscription de la Gironde est restée fidèle à sa tradition, celle de s’ancrer au sein de la majorité parlementaire. Ce n’est pas une excuse de ma défaite mais un constat avéré tout au long des scrutins législatifs sous la 5ème République.

Pourtant, cette défaite, car c’en est une, revêt le caractère d’une bataille perdue après un beau combat acharné.

L’amplitude de la victoire de mon compétiteur ne fut pas à la hauteur des spéculations émises au soir du 1er tour. Non, notre score est porteur d’espérance notamment pour les échéances municipales et cantonales à venir.

Il nous appartient désormais de faire vivre l’élan militant considérable qui s’est manifesté au cours de cette campagne.

L’horizon est à présent fixé sur mars 2008. Jean-Paul Garraud sera candidat à Libourne et nous l’attendons de pied ferme. Dès dimanche soir, il a enfourché son habit de candidat à ces élections municipales de la plus mesquine des manières, en portant des attaques frontales et personnelles contre Gilbert Mitterrand.

Certes, il a souvent expliqué que le moteur de son engagement en politique se nourissait de son aversion vicérale à tout ce qui touchait de près ou de loin à François Mitterrand.

Son nouveau crédo est désormais de s’en prendre au Maire de Libourne au motif que sa femme travaille à Lille, que cette situation familiale ne serait pas compatible avec l’exercice de son mandat local.

Non seulement l’attaque est basse mais elle est honteuse !

Oui, Mme Mitterrand travaille à Lille car elle est enseignante en faculté de hollandais. Elle s’est mise à la disposition de l’Education Nationale, comme le fait n’importe quel fonctionnaire enseignant, et son affectation a été lilloise.  Gilbert et Corinna Mitterrand vivent en fait ce que vivent des dizaines de milliers de couples où l’un des conjoints fonctionnaires évolue territorialement en fonction de son affectation décidée par son ministère de tutelle. Le couple se retrouvant les week end ou durant les vacances scolaires à Lille ou à Libourne. Les contraintes d’une vie normale qui méritent plus de respect que de mépris.

Car oui, Gilbert Mitterrand aurait probablement pu faire jouer son entregent pour trouver un emploi à sa femme, ici, en Gironde. Il ne l’a pas fait car ce n’est tout simplement pas sa conception de la reconnaissance des compétences intrinsèques de son épouse qui, en tant que doctorante en langue hollandaise, mérite d’exercer pleinement une activité au regard de sa formation. A moins que le rôle d’une femme d’élu se borne à celui d’une femme au foyer. Là encore ce n’est pas l’ambition qu’a Gilbert à l’égard de sa femme.

Jean-Paul Garraud a choisi de recruter son épouse au sein de son propre cabinet parlementaire. Il n’y a là  rien d’illégal. Cela met peut-être même du beurre dans les épinards…

Cependant, il doit pouvoir admettre que n’avoir pas recruté Corina Mitterrand au sein du cabinet de la Ville de Libourne n’est pas forcément une faute de la part de Gilbert. Il aurait pu le faire pour son confort de vie personnel. Je témoigne qu’il n’y a jamais pensé. Sa démarche d’engagement politique au service des Libournais est trop respectueuse des fonds publics municipaux et trop respectueuse de la séparation qui doit exister entre les intérêts publics et les intérêts personnels du Maire.

Ce n’est a priori pas une vision partagée avec Jean-Paul Garraud. Qu’à cela ne tienne…

Nous sommes dimanche 24 juin, il est près de 18h. Gilbert Mitterrand est dans son bureau à travailler ses dossiers.

Je sais qu’il n’aurait pas répondu directement à cette polémique naissante…

Publicité

Publié dans Philippe Buisson

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
X
Pourquoi Mr Buisson ne répond pmus aux question?
Répondre
R
Au fait, y aura il des recours pour les législatives et les comptes de campagne?
Répondre
D
Je vais vous faire part de mon hypothèse quant au traitement financier et comptable des fameuses factures du SMICVAL "restées dans le fond de tiroir". <br /> Je tiens à signaler que ma démarche n'est pas guidée par un esprit partisan... mais seulement la volonté de comprendre.<br /> <br /> Ce n’est qu’une hypothèse car je ne dispose pas des comptes détaillés. Cela viendra, j’irai au SMICVAL consulter les budgets et les comptes administratifs sous couvert de la loi du 17/07/78.<br /> <br /> Souvenez vous, Il paraît qu’il y avait pour environ 6 M€ de factures oubliées, donc non mandatées et voire même non engagées en 2005 !<br /> <br /> Cette situation a du être régularisée en 2006 au prix d’intérêts moratoires non négligeables, n’en doutons pas ! (le delai reglementaire est de 45j entre reception de facture et paiement effectif)<br /> <br /> En analysant les comptes administratifs résumés de 2005 et 2006 du SMICVAL, pour la section de fonctionnement, nous constatons en ce qui concerne le chapitre 011 (charges à caractère général = achats de fournitures et de services) les données suivantes : <br /> <br /> - pour 2005 : 9342420 <br /> - pour 2006 : 17337088 <br /> <br /> Cette variation très importante peut laisser supposer une régularisation de cette situation : les "fameux 6 M€ " se retrouvant dans les 17337088. <br /> <br /> La trésorerie du SMICVAL a du être mise à rude épreuve, j'en conviens, et avec un fond de roulement faible le recours à une ligne de trésorerie (avance de trésorerie = crédit à court terme = moins d’1 an) a été rendu nécessaire.<br /> <br /> Cependant, afin de lisser budgétairement ce surplus de dépense, il a du être décidé de les étaler sur plusieurs exercices (peut être 3 ?)<br /> <br /> Pour ce faire, la technique comptable et budgétaire à utiliser est celle des "transferts de charges / charges à répartir". <br /> <br /> Cela consiste à neutraliser ce surplus de charges (dépenses) de fonctionnement par la constatation d’une recette équivalente (produit) de fonctionnement (chapitre 042 – article 791)<br /> <br /> Etant donné qu’une écriture comptable doit s’équilibrer, cette constatation de produit en fonctionnement (opération d'ordre budgétaire) s’accompagne par la constatation d’une dépense de même montant en section d’investissement (chapitre 042 – article 481)<br /> <br /> Ensuite cette dépense constatée en équipement peut s’amortir directement par une opération d'ordre budgétaire de dépense (chapitre 042 – article 681) <br /> <br /> Pour résumer les mouvements budgétaires ont été les suivants : <br /> <br /> Débits globaux sur le chapitre budgétaire 011 (articles 60…, 61…, 62…) en 2006 pour 6 M€ par mandatement en vue du paiement effectif par le compte au Trésor<br /> <br /> Ensuite sur le chapitre budgétaire 042 (article 791) recette de 6 M€ (neutralisation du mandatement ci-dessus) <br /> En contrepartie d’un mandat en section d’investissement de 6 M€ (article 481) <br /> <br /> Ensuite amortissement sur une durée de N exercices de ces 6 M€ par :<br /> Débit du chapitre 042 (article 681…) en contrepartie du crédit du chapitre 042 (article 481…) pour un montant de 6 M€/N (N étant le nombre d’exercices d’étalement). Toutes ces opérations d’ordre relèvent du chapitre budgétaire 042.<br /> <br /> En principe les charges à étaler sont réglementées et ces procédures sont tout à fait légales, même si l'on peut déplorer cet "oubli de 6 M€".<br /> <br /> Maintenant si vous observez le poste 011 (charges à caractère général) du budget 2007, nous constatons un montant de 14075288. La conclusion hâtive, sans analyse serait de comparer 2006 et 2007 et d’en déduire que « bravo le SMICVAL vous avez réduit le montant du poste »… alors que dans la réalité il n’en est rien ! Toujours utiliser le crible de la Raison.<br /> <br /> Je suis conscient que ces techniques budgétaires peuvent paraître un peu compliquées aux profanes. Il convient d’avoir à l’esprit que se juxtaposent ici un ensemble de mouvements budgétaires, comptables, réels (sorties d’argent réelles) constatés (activation des comptes 791, 481, 681). <br /> <br /> Aussi, en ce qui me concerne j’envisage en 2008 de créer dans le libournais et le nord libournais une association visant à démystifier toutes ces notions de finances publiques et de gestion budgétaire afin d’éclairer les citoyens et de les rendre responsables en les incitant à s’impliquer dans la gestion de la « chose publique locale ». <br /> <br /> Je crois que nous devons, au delà des différence d’opinion, sans esprit partisan, en évitant l'instrumentalisation, nous saisir d’une forme de contrôle de l’exécution de nos budgets locaux. Il y a urgence, la démocratie est à ce prix.<br /> <br /> Pour ceux et celles qui seraient donc intéressés par l’idée d’un MCCFL (M2CFL) (Mouvement Citoyen de Contrôle des Finances Locales) , je vous laisse mon adresse courriel : <br /> <br /> jakbooz@free.fr<br /> <br /> Au plaisir de vous lire ...<br />
Répondre
D
Il faut remercier vivement M. Buisson qui par son blog nous permet de débattre sur le Libournais au sens large.<br /> Peut-être un petit forum serait -plus approprié... mais probablement plus fastidieux à gérer.<br /> <br /> A propos du SMICVAL, je tiens à signaler la mise en ligne de leur rapport annuel 2006. Cela participe d'une volonté louable de transparence (un peu tard ??)<br /> <br /> C'est très instructif, les graphiques et synoptiques y sont tres didactiques. Bravo ! faut le dire.<br /> <br /> Au chapitre 11 dudit rapport on ne peut qu'être impressionné par le coût des prestations de services.<br /> <br /> Par exemple : <br /> <br /> - mise en CET de Lapouyade (Veolia Solal) des OMR : 5881604 € !<br /> - Cout du carburant : 753204 € ! La compétence territorial du SMICVAL ne serait-elle pas trop étendue ?<br /> <br /> Je vous convie à le regarder de plus pres ce fameux rapport.<br /> <br /> l'adresse :<br /> http://www.smicval.fr/smicval/menu_principal_gauche/le_smicval/rapport_annuel_2006/rapport_annuel_2006<br /> <br /> Le temps est peut être venu où les simples citoyens d'en bas doivent prendre en main le gestion et le contrôle de "leur chose publique locale".
Répondre
V
Guillaume ou de Passage a de bonnes connaissances en finances locales.
Répondre