Une élection morale

Publié le par Philippe Buisson

 

Communiqué de presse

 

La défaite de Jean-Paul Garraud aux élections municipales partielles de Saint-Emilion est morale. Chacun sait que Bernard Lauret, 1er Adjoint de Mr Goudineau durant des années, assumait en fait la quasi totalité de la charge du Maire en raison de l'état de santé de ce dernier.

Cette élection partielle n'aurait jamais du servir l'ambition et la tactique personnelle d'un homme en manque d'implantation locale.

La grandeur du combat politique passe par le respect des échéances électorales, celle des municipales étant programmées en mars 2008.

Les électeurs saint-émilionais, pourtant traditionnellement sympathisants politiques de l'UMP, n'ont pas voulu être complices de cette manoeuvre. Et c'est bien ainsi...

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Publié dans Philippe Buisson

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E
Vous devriez aller faire un tour sur le blog d'Arno car c'est assez amusant (ou triste, en fait je ne sais pas trop) de voir à quel point Ségolène Royal est perçue par beaucoup comme une déesse...
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D
@ arno<br /> <br /> de grâce... pas elle en 2012 !<br /> <br /> croit-elle au moins au concept de démocratie participative ?
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A
J'ai beaucoup aimé votre site cela vous direz t-il de mettre un lien mutuelle entre nos deux sites si vous le désirez!!!<br /> Mon blog est le suivant: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/<br /> Et dès maintenant,abonnez vous en grands nombres à la Newsletter.<br /> Venez nombreux voir ce blog malgré vos appartenance politique,il est ouvert à tout le monde,vous pouvez débattre dans les commentaires!!!
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P
L'heure n'est certainement pas à l'auto-proclamation pour 2012. L'heure est à la refondation du parti et de ses idées, sans manoeuvre, sans état d'âme, sans calculs personneles. Donc non...
S
Plus jamais je voterai pour ce personnage méprisant, je suis déçue
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P
moi non plus...
P
ENORME!!!!sur le site du député!<br /> <br /> 30 Juillet 2007,<br /> <br /> Lettre ouverte aux St Emilionnais,<br /> <br /> Hier, une majorité d’entre vous a infligé à ma liste aux élections municipales complémentaires une sérieuse déconvenue, pour ne pas dire une défaite sévère.<br /> <br /> Je souhaitais un vote significatif, je l’ai eu !<br /> <br /> Aujourd’hui, une fois passée l’amertume, je souhaite m’exprimer auprès de vous en totale sincérité et simplicité car je crois vraiment que nous ne nous sommes pas compris.<br /> <br /> Comment, en effet, peut-il se faire qu’à 42 jours d’intervalle l’une des communes qui m’a toujours élu aux élections nationales avec des scores remarquables, dont à prés de 68% le 17 juin dernier, s’oppose ainsi radicalement à ma volonté d’implication locale à St Emilion ?<br /> <br /> Comment peut-il être possible que le Député que je suis ne puisse devenir conseiller municipal dans l’une des communes où il compte le plus d’électeurs ? Il existe, à mon sens, plusieurs raisons qui se sont cumulées.<br /> <br /> Première incompréhension : Le calendrier.<br /> <br /> Celui-ci s’est imposé à nous suite au décès de Jacques Goudineau. Le Préfet a fixé les dates à l’intérieur de délais butoirs incontournables. Nous ne pouvions rien y changer. Il n’était pas possible d’attendre les élections générales de mars 2008 et je ne suis en rien responsable de ce calendrier.<br /> <br /> Deuxième incompréhension : Les circonstances<br /> <br /> Quatre disparitions dramatiques au cours de ce mandat, dont celle du Maire qui a tout précipité. On touche là à l’affectif de chacun, à la solidarité d’une équipe qui est choquée par ces deuils, à une commune qui est traumatisée par cette succession de malheurs.<br /> <br /> Je l’ai parfaitement compris. C’est, en effet, le 12 juillet que j’ai compris cela lors de la réunion du conseil municipal que j’avais sollicitée. Le message que les conseillers m’ont adressé a porté.<br /> <br /> Le lendemain, j’appelais Bernard Lauret et certains d’entre eux, pour leur dire et pour les assurer que je renonçais à me porter candidat aux postes de Maire et d’adjoint.<br /> <br /> Je n’aspirais qu’à devenir conseiller municipal, à enfin travailler les dossiers locaux, à participer aux réunions de la communauté de communes. Je leur indiquais que je réservais ma position pour les élections générales, que je ne voulais pas aller au conflit, à l’affrontement.<br /> <br /> Je ne demandais qu’à faire partie de la liste des quatre qui serait proposée par la municipalité.<br /> <br /> Troisième incompréhension : les causes du blocage.<br /> <br /> Elles ne me sont pas imputables.<br /> <br /> Face à cette proposition qui me semblait tout à fait mesurée et compréhensible, il m’a été refusé à la fois, d’intégrer cette liste de quatre, ainsi que la nouvelle réunion du Conseil que je sollicitais. Pourtant, à cette date, je vous l’assure, la liste soutenue par Bernard Lauret n’était pas encore arrêtée.<br /> <br /> Pourquoi me rejeter et me pousser ainsi à une confrontation que je ne souhaitais pas ? Pour ne pas, selon l’expression employée, « faire rentrer le loup dans la bergerie »...<br /> <br /> Je n’ai pas admis cette conception qui fait prédominer le calcul à l’intérêt des concitoyens : Disposer au sein du Conseil de l’apport d’un Député de la majorité ne peut qu’être positif pour l’intérêt général. Le rejeter est incompréhensible.<br /> <br /> En présentant une liste, j’ai donc décidé de donner la parole à la population qui doit toujours avoir le dernier mot. Le ticket Lauret-Garraud, qui était certainement le meilleur aux yeux de beaucoup, devenait impossible à valider.<br /> <br /> Quatrième incompréhension : Mon positionnement local.<br /> <br /> Certains ont cru ou ont voulu faire croire que je n’agissais que pour ma gloire. Certains m’ont présenté comme le « proconsul » débarqué de Paris, jouissant d’appuis au plus haut niveau face aux locaux dépourvus d’ambitions et n’agissant que pour les « petits » les « sans grade »...<br /> <br /> La Presse a insisté sur cette caricature et a souvent présenté Bernard Lauret comme le candidat légitime puisque « adoubé » par feu M. le Maire comme son successeur.<br /> <br /> J’apparaissais ainsi comme celui qui trahissait la mémoire d’un mort, comme celui qui ne voyait d’abord dans cette élection que son propre profit et son intérêt personnel... Quel tableau !<br /> <br /> Voilà la réalité :<br /> <br /> 1) J’aime St Emilion et j’avais les idées et les moyens de faire de grandes choses pour elle et donc pour chacun de vous.<br /> <br /> 2) Le rayonnement que je pouvais donner à la ville et à ses terroirs aurait dépassé largement St Emilion et aurait profité en retombées diverses à toute la région.<br /> <br /> 3) Politiquement, je savais que l’enjeu était très difficile vu le contexte. Je savais également que, dans un premier temps, je serais incompris, notamment par les libournais. Je savais que le « poids » électoral est à Libourne et non à St Emilion. Faire ce choix était donc très risqué mais il n’était pas définitif. En fonction de la réponse donnée par les électeurs, j’apprécierais.<br /> <br /> 4) Je ne me serais jamais porté candidat si j’avais eu le sentiment d’aller contre la volonté de M. Goudineau. Le sujet est délicat, je n’en ai encore jamais fait état. Maintenant que les élections sont passées, je peux me le permettre. Sachez le : Jacques Goudineau était très partagé quant à sa succession. S’il est vrai qu’il a publiquement désigné son successeur en la personne de Bernard Lauret, en privé, il était beaucoup plus partagé. Il avait naturellement de la reconnaissance pour son adjoint qui assurait la gestion quotidienne de la Mairie mais il savait qu’avec moi, St Emilion prendrait une autre dimension. Il me l’avait dit clairement lors d’une de mes visites à son domicile. Il l’avait dit à plusieurs reprises à son entourage et à Robert Avezou, mon colistier, un ami intime de 40 ans à qui il avait tout dit, comme à Jacky Bouquey qui, malheureusement nous a aussi quitté. Et, en dernier lieu, trois jours avant sa mort, il a prononcé ces quelques mots adressés à l’une de celles qui le soignaient depuis des années : « je laisse St Emilion à Jean-Paul ». La personne en question me l’a déclaré les larmes aux yeux. Je suis certain que c’est la vérité, je n’avais donc aucune hésitation quant aux dernières volontés de M.Goudineau<br /> <br /> Cinquième incompréhension : je n’ai jamais voulu « acheter » Bernard Lauret.<br /> <br /> Les propositions que j’ai faites à Bernard Lauret s’inscrivaient dans ma volonté de trouver une solution d’ensemble à la fois valorisante pour lui et d’intérêt général pour les St Emilionnais.<br /> <br /> En effet, je disposais d’un engagement écrit ouvrant la possibilité de disposer d’un poste au Conseil économique et social national sans, en aucune façon, imposer une présence constante à Paris. Ainsi, à terme, St Emilion aurait pu disposer d’un Député-maire et comme 1er adjoint d’un conseiller économique et social, représentant la viticulture auprès du gouvernement, que j’aurais ensuite positionné aux élections au Conseil régional d’Aquitaine. C’était une excellente proposition que j’avais réussie exceptionnellement à obtenir...<br /> <br /> Sixième incompréhension : Vous avez opté pour la continuité alors que le changement est indispensable<br /> <br /> Travaillant depuis plus de cinq ans dans cette circonscription, me trouvant sur le terrain et rencontrant beaucoup de mes concitoyens, j’ai vraiment des inquiétudes pour St Emilion :<br /> <br /> 1) Le nombre d’habitants tout au long de l’année est en baisse sensible dans la commune.<br /> <br /> 2) Il existe un manque flagrant de logements alors que nombre d’entre eux sont vides car hors de prix pour des résidents travaillant sur place.<br /> <br /> 3) Les commerces de proximité à l’année ferment les uns après les autres. Beaucoup de commerçants sont découragés. La ville se désertifie le soir et toute la journée hors saison.<br /> <br /> 4) Les chiffres du nombre de touristes chutent. Certains guides comme celui du « routard » recommandent d’éviter St Emilion.<br /> <br /> 5) Le patrimoine architectural et historique se dégrade inexorablement. On ne compte plus les bâtisses à l’abandon dont certaines menacent même de s’écrouler.<br /> <br /> 6) L’entretien de ce patrimoine laisse plus qu’à désirer. Les sites ne sont pas entretenus comme ils devraient l’être.<br /> <br /> 7) Aucune solution n’a encore été trouvée pour régler les sérieuses et récurrentes difficultés liées aux questions de circulation et de parking dans la Cité.<br /> <br /> 8) Les « querelles de clochers » sont à leur comble. Il devient très difficile de travailler entre les diverses structures qui régissent la vie de nos concitoyens : Mairie, communauté de communes, associations, office du tourisme, syndicat viticole... Par exemple, deux dossiers sont actuellement bloqués au niveau de la ville alors que tout est réglé au niveau central : Le pôle d’excellence rurale, que j’ai lancé avec plus de 760.000 euros destinés notamment à la restauration du logis De Malet . On attend depuis des mois de débloquer la situation ...Et la mise en place d’une zone dite ZPPAUP destinée à préserver notre environnement et la qualité de vie, également bloquée pour des motifs uniquement locaux...J’aurais pu, je vous l’assure, dépasser tous ces clivages...<br /> <br /> 9) Le sous sol, dont personne ne parle, qui présente de très graves dégradations génératrices de réels dangers. Pourquoi n’avez-vous pas connaissance d’une enquête technique réalisée voici quelques années qui conclue à la nécessité de remédier aux désordres et fissures constatées dans de nombreuses galeries situées sous vos pieds ? C’est à mon avis l’une des questions les plus urgentes à traiter car il faudra du temps et des moyens. Mieux vaut commencer le plus tôt possible quand il s’agit de votre sécurité.<br /> <br /> 10) Pour toutes ces raisons rapidement évoquées, il y a tout lieu de craindre une perte de l’inscription au label du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il suffit que des contrôleurs se déplacent, constatent toutes ces carences et concluent en ce sens...Inutile de vous préciser quelles seraient les répercussions locales d’un tel retrait...<br /> <br /> Septième incompréhension : Vous n’avez pas perçu qui je suis véritablement.<br /> <br /> Ceux qui me prennent ou qui souhaitent me faire passer pour un citadin rigoureux, inaccessible, hautain et bourgeois, se trompent. Je préfère, et de loin, la campagne à la ville. J’ai compris très tôt où se trouvait l’essentiel : La famille, les amis, la santé, les valeurs fondamentales de vie en société, l’intégrité, l’honnêteté, le courage, la justice, le respect des autres, le rejet systématique des magouilles, des arrangements, des compromissions...Voilà ce qui compte. Je ne me prends jamais au sérieux, car je sais qu’un misérable microbe peut nous envoyer illico six pieds sous terre...<br /> <br /> C’est vrai, je ne suis pas natif de St Emilion. Je ne suis pas un enfant du pays... Mais, vous ne pouvez pas imaginer tout ce que j’aurais pu vous donner.<br /> <br /> A part deux jours par semaine environ à Paris, pour les nécessités de mon mandat de Député, vous m’auriez trouvé tous les jours à la Mairie, à votre disposition. Car, autre élément, je n’ai jamais compté mes heures de travail !<br /> <br /> Je l’aurais fait sincèrement, de tout mon cœur.<br /> <br /> Vous en avez décidé autrement.<br /> <br /> Je n’attends strictement rien de ces quelques lignes que je vous adresse puisque le sort en est jeté.<br /> <br /> J’espère seulement que nous nous comprendrons mieux.<br /> <br /> Je tiens enfin à remercier tout ceux qui m’avaient déjà compris et qui ont voté pour ma liste et ma très grande reconnaissance et toute mon amitié à Josette LACOSTE, Robert AVEZOU, Jean-Pierre FOQUET, que j’ai embarqués dans cette galère et qui m’ont fait l’honneur de m’accompagner pour soutenir vos intérêts. Eux, qui ne sont pas des politiques et qui sont St Emilionnais, se sont exposés avec courage. Bravo !<br /> <br /> Très cordialement.<br /> <br /> Jean-Paul GARRAUD Député de la Gironde<br /> <br />
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