Crise boursière: l’économie américaine est malheureusement un facteur de risque pour chacun d’entre-nous.

Publié le par Philippe Buisson

En pleine atonie estivale, la crise qui secoue le marché de l'immobilier américain rythme l’actualité et porte un nouvel éclairage inquiétant sur les faiblesses d’une économie mondialisée largement assise sur une montagne de dettes.
Car oui, aujourd’hui, l’inconséquence des banques américaines peut au final avoir des répercutions directes sur notre porte-monnaie jusque dans nos contrées libournaises. Que se passe-t-il au juste ? Simplement une confirmation : L’économie américaine que certains portent en référence, notre nouveau président en tête, est en fait un colosse au pied d’argile car les américains sont pour beaucoup d’entres-eux des surrendettés !

 

Le mot-vedette de l’été est « subprime » ; il résonne comme un virus à contagion rapide.Comment ce système ultra-libéral peu vertueux fonctionne-t-il ?: 

 

Un américain voulant devenir propriétaire se tourne, comme nous le faisons en France, vers son partenaire banquaire traditionnel. S’il possède des revenus adaptés à l’acquisition de son bien, sa banque va lui accorder un crédit immobilier avec des taux d’intérêts sensiblement similaires aux notres. Dans cette hypothèse, rien d’anormal…

Par contre, si ses revenus ne sont pas suffisamment conséquents, ce même citoyen va se voir refuser légitimement son crédit. Et c’est là que le système dérape, car il va pouvoir quand même se tourner vers des organismes prêteurs mais pour un coût exhorbitant. Ce sont ces fameux crédits « subprime » : en contrepartie d’un risque fort, les taux proposés sont anormalement élevés et le crédit est garanti par la maison de l’emprunteur. Bien souvent, ce dernier finit à terme par ne plus pouvoir honorer son emprunt et se retrouve donc à devoir vendre sa maison.

Tant que le marché immobilier américain se portait bien, le propriétaire faisait bon an mal an une pluvalue sur la revente de sa maison ce qui lui permettait de rembourser le prêteur et, éventuellement, de s’en sortir avec une petite manne financière. Le problème aujourd’hui vient du fait que le marché immobilier américain subit une forte crise baissière. Conséquence de quoi, lorsque l’emprunteur vend sa maison il n’en tire plus assez de recette pour rembourser le prêteur…d’’où des pertes financières importantes pour ces banques peu scrupuleuses.

 

Or, économie mondialisée oblige, beaucoup de banques mondiales, dont certaines françaises comme la BNP, ont massivement investi dans le marché immobilier américain via les fonds qu'elles gèrent, et se voient aujourd'hui lourdement fragilisées par des pertes conséquentes avec même des risques de faillites.Les banques d'Etat sont donc appelées à la rescousse pour stabiliser le marché ; elles injectent des liquidités afin de limiter les pertes bancaires, au risque de voir augmenter sensiblement l'inflation (c'est en général à ce moment qu'intervient notre porte-monnaie). La Banque Centrale Européenne a, par exemple,  injecté près de 156 milliards d'euros en 2  jours et l'Etat Allemand a mis sur pieds un "plan de sauvetage" de 8 miliards d'euros afin de protéger son système bancaire, particulièrement engagé sur le marché américain.

Une fois de plus, ce sont bien les Etats (habituellement accusé d'entrave à la liberté des marchés) qui paient pour racheter les errements spéculatifs desdits marchés financiers avec le risque évident de faire monter les taux d’intérêts et d’enrayer la consommation des ménages ainsi que la capacité des entreprises à investir. L’économie américaine est donc un ver dans le fruit de l’économie mondiale et le risque existe que nous en payons rapidement collectivement l’addition.

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Publié dans Philippe Buisson

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D
Tout à fait d'accord avec votre analyse M. Buisson.<br /> Nous pouvons tous déplorer de voir se mobiliser le système bancaire en faveur du système financier spéculatif au lieu de l'investissement réel porteur d'activité pour l'avenir.<br /> <br /> Nos pleurs, nos gémissements n'y changeront rien, d'autant que la classe politique dans sa totalité à baissé les bras depuis longtemps.<br /> <br /> Il convient de nous retrousser les manches, de faire confiance aux nouvelles générations, de nous unir et de faire avancer le développement local et là j'en reviens à Libourne et au nord libournais.<br /> <br /> Force est de constater qu'il n'y a rien ou presque rien.<br /> Aucun projet fédérateur important !<br /> <br /> M. Ducout le maire de Cestas a réussi à installer un grand centre logistique (Cdiscount, lidl ...) de 20 ha en bordure de l'A63 pourvoyeur à terme de 400 emplois, par contre ici rien ! toujours rien, si... les chamailleries et les intrigues.<br /> <br /> Je pense que les décideurs locaux dans notre région sont usés, sclérosés enfermés dans leurs combines et leurs cumuls. C'est tout l'est de la gironde qui en souffre.<br /> <br /> Pourtant il y a des atouts et des opportunités, je puis vous l'assurer... mais il sera temps d'en débattre pour les municipales et les cantonales. <br /> La priorité est effectivement de "virer" certains petits barons locaux qui étouffent l'initiative locale.<br /> Même ici ça va bouger... je puis vous l'assurer :-)
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