Réhabiliter la notion de travail... des élus

Publié le par Philippe Buisson

L’Aquitaine occupe une surface de 41 000 km², soit l’équivalent de la Belgique, de la Hollande ou de la Suisse. Etre en charge de la modernisation et du développement des dessertes ferroviaires régionales sur un tel territoire nécessite une forte disponibilité si l’ on veut se donner les moyens d’accomplir ce mandat avec sérieux ce qui est mon cas dans le cadre de ma délégation au sein du Conseil Régional d’Aquitaine. A ce titre, je présenterai ce lundi 16 octobre, à l’occasion de la séance plénière, une délibération importante dressant le bilan du développement des Ter dans notre région depuis le 1er janvier 2002, date à laquelle les Régions sont devenues les autorités organisatrices des transports ferroviaires régionaux, et lançant des perspectives ambitieuses de poursuite de cette politique de service public jusqu’en 2010 avec notamment la mise en œuvre d’un cadencement de la plupart des dessertes aquitaines.

Par ailleurs, depuis quelques semaines, j’ai l’honneur, en compagnie de Robert Provain, d’avoir été désigné pour porter les couleurs socialistes, et au-delà je l’espère de la gauche rassemblée, sur cette 10ème circonscription de la Gironde lors des futures législatives. C’est une responsabilité éminente qui m’échoit et je veux là encore me donner les moyens d’être à la hauteur de cet honneur. L’aventure qui s’ouvre n’est pas uniquement un chemin personnel destiné à satisfaire l’ambition d’un homme. C’est une démarche très collective puisée dans une volonté partagée par des centaines de militants et des milliers de sympathisants de voir porter leurs convictions et leurs valeurs à l’Assemblée Nationale. C’est également la volonté d’être le porte-étendard d’une circonscription, en l’occurrence du Libournais. Pour réussir cela, il faut travailler, aller à la rencontre de nos concitoyens, passer du temps à comprendre les enjeux, les faiblesses et les atouts de ce territoire et de ses habitants. Pour être demain force de propositions, il faut d’abord s’immerger, écouter, prendre des attaches diversifiées, réfléchir et construire des suggestions concertées.

Je veux en particulier m’atteler en priorité à mieux cerner deux sujets importants qui me tiennent à cœur : Le 1er est la défense des services publics de proximité. Je suis véritablement outré qu’une entreprise détentrice d’une mission d’intérêt public comme la Poste, dont l’actionnaire unique est l’Etat, puisse envisager la disparition ou la diminution de la présence postale au sein de 16 villages de cette circonscription. Au moment où nos collectivités locales mettent tout en œuvre pour engager des politiques coûteuses de revitalisation des espaces ruraux, au moment où chaque femme ou homme politique n’a pas de mots assez passionnés pour saluer ces initiatives, le démantèlement de ces services publics ne me paraissent plus d’actualité à quelques mois d’un débat démocratique qui doit justement s’emparer impérativement de cette question. Je viens donc à ce sujet de solliciter un moratoire auprès de la direction départementale de la Poste. Et je souhaite, sur le terrain, mesurer concrètement les conséquences pour la population concernée, en particulier pour ceux dont la mobilité est un problème quotidien comme pour ceux qui ne bénéficient pas de véhicule ou bien encore les personnes âgées. Ce schéma doit être combattu à force d’arguments, de faits et de témoignages. Des solutions alternatives n’engageant pas les finances communales doivent être proposées par l’Etat comme, par exemple, la création de maisons « multi-services publics » où seraient associés La poste, EDF-GDF, la SNCF, …

Le second sujet est la crise viticole. Pas pour brosser dans le sens du poil je ne sais quel lobby viticole pour des raisons électoralistes ( en principe ma réserve de voix ne se situe pas là…) mais surtout car la viticulture pèse des dizaines de milliers d’emplois en Libournais, qu’il s’agissent des emplois directs du travail de la vigne ou des emplois induits très importants ici ( imprimerie, verrerie, cuverie, tonnellerie, caisserie, négoce, entreprises du btp, …). La crise viticole est un fait depuis 2001. Certaines causes sont parfaitement identifiées comme la surproduction par exemple. Certaines sont endogènes et doivent d’abord être appréhendées par les professionnels eux-mêmes ( agrément et qualité des produits, prix, appellation, marketing, communication, …). D’autres dépendent plus des pouvoirs publics. Par exemple, la politique prohibitionniste actuellement mise en place par ce gouvernement ne distingue pas le vin des autres alcools. Pire, la consommation d’alcools forts ne cesse d’augmenter quand celle du vin stagne ou recule. Je veux donc être un député qui réhabilite le vin et, surtout, la civilisation du vin. Je souhaite comprendre plus profondément les obstacles réglementaires ou législatifs qui brident l’économie viticole en dépassant enfin le faux prétexte de la loi Evin qui n’a jamais empêchée le vin de se vendre dans les années 90 comme certains aiment à laisser croire faussement. Je veux porter les intérêts de notre viticulture dans les négociations en cours, au niveau européen, dans le cadre de la réforme de l’organisation commune du marché ( l’OCM-vin). Voilà des ambitions qui ne peuvent se satisfaire de quelques causeries de salons superficielles.

Non, pour bien accomplir ces mandats, il faut y consacrer du temps. A partir de ce constat, bien que rien ne m’y obligeait, j’ai donc décidé de démissionner de mes fonctions de directeurs de cabinet de Gilbert Mitterrand. Celui-ci m’a demandé de poursuivre une collaboration restreinte avec lui et les élus de la ville de Libourne. Elle portera notamment sur le suivi de quelques politiques importantes engagées au sein de cette commune comme, en particulier, les politiques sociales, la démocratie participative, la sécurité ou les relations avec les autres institutions. Puisque chacun s’accorde à vouloir réhabiliter la notion du travail, alors j’émets le souhait que les élus, quelques soient leurs appartenances politiques, quelques soient leurs niveaux de responsabilités, puissent être exemplaires en privilégiant les travaux de fonds aux futiles gesticulations.

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Publié dans Philippe Buisson

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L
Concernant la démocratie participative ne trouvez-vous pas qu'il serait opportun d'organiser des réunions citoyennes permettant d'aborder des sujets du quotidien, mais aussi que les habitants soient associés aux différents projets communaux. Ce pourrait être un bon moyen de réveiller l'élan citoyen et électeur dont on se plaint qu'il s'étiole d'année en année.
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G
bonjour,<br /> nouvel adhérent du PS (à sainte foy la grande)<br /> votre blog m'a été recommandé par le secrétaire.<br /> Très bon blog; j'adhère à la majorité des idées développées, mais pourriez vous expliciter la phrase suivante (maison "multi-service publics"?
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P
Je pense que que certaines entreprises délégataires de mission de services publics pourraient multualiser leurs infrastructures afin de maintenir leurs services en milieu rural.
B
Restez vous collaborateur du maire de Libourne?<br /> En effet, Directeur de Cabinet n'est pas un cadre d'emploi ni un corps. C'est une fonction que l on s'attribue ou que l'exécutif donne en fonction des taches. Si vous restez collaborateur du maire, c'est la même chose, non?<br />
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P
Directeur de cabinet, c'est une fonction à temps plein. Je demeure conseiller auprès de G. Mitterrand, à temps partiel, avec naturellement un salaire en diminution en conséquence.
L
La politique vous intéresse??<br /> <br /> Je vous invite à visiter ce site http://33.royaliste.com.over-blog.com/<br /> <br /> Des articles intéressants, des idées à débattre, des actions à commenter, n'hésitez pas à mettre vos commentaires.<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> Lux<br />
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C
Bonne chance dans votre entreprise et il y a du boulot!!! En ce qui concerne les TER, je peux vous donner des idées aprés 34 années passées dans le service.
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P
merci et bien volontiers