Désir d'avenir

Publié le par Philippe Buisson

Je ne l’ai pas soutenue pendant la campagne interne. Elle n’est pas une bonne oratrice. Mais je n’ai quand même pas échappé à son envoûtement dimanche dernier à la Mutualité à Paris. Là, j’ai touché du doigt la force incroyable de Ségolène Royal, une force qui transcende forcément les plus sceptiques. Maîtresse de son tempo et de ses mots, farouchement libérée des astuces partisanes traditionnelles, elle incarne l’invraisemblable renouveau dans une mise en scène impeccable. C’est sublime et subliminal. Loin d’être un hold-up, c’est un strike de bowling emportant à la fois ses compétiteurs socialistes mais plus encore Nicolas Sarkozy et sa fragilité caractérielle. Certes, l’avance prise sur lui n’est certainement pas définitive, loin s’en faut. Mais elle a conquis le poste de pilotage de ce début de campagne et, quel que soit le candidat, il commente les propos de Ségolène. C’est un avantage considérable qui la place déjà, aux yeux des Français, comme influente et en mouvement.

Beaucoup de thèses de sciences politiques étudieront le phénomène qui a bousculé le PS au cours de ces 4 derniers mois, car la politique ne s’exercera probablement plus jamais tout à fait comme avant dimanche dernier, quoi qu’il arrive. La table est renversée, la page est vierge et, là encore Ségolène tient la plume.

Je crois beaucoup en l’espérance que va soulever la campagne qui s’ouvre. Et le 6 mai 2007 sera pour le peuple de Gauche, en cas de victoire, aussi fort en émotion et en espoir que le 10 mai 81. D’abord, nous aurons battu Nicolas Sarkozy . C’est déjà très mobilisateur… Nous aurons élu une femme. Nous aurons élu un programme qui a l’ambition de faire respirer la France et sa République.

Après avoir longtemps parlé entre socialistes, nous devons désormais débattre avec les Français. L’heure est aux échanges, à l’invention de nouvelles méthodes et à l’exploration de nouvelles pistes. Ici, dans le Libournais, j’animerai cette campagne de concertation. Et ce blog doit être aussi bien un outil de dialogue qu’un réceptacle à idées.

Dans quelques jours d’ailleurs, je lancerai une campagne pour mieux faire connaître ce site en invitant les Libournais à se l’approprier pleinement.

Les portes et les fenêtres du PS sont ouvertes. Elles sont ouvertes aux adhésions mais pas seulement. Elles sont surtout ouvertes aux débats, aux  propositions et aux idées qui souvent ont été expérimentées sur le terrain et mériteraient d’être retenue à l’ échelle nationale.

 

N’ayons pas peur de construire ensemble…

Le Libournais a des spécificités sur lesquelles nous devons notamment nous faire entendre, je pense à la viticulture, aux services publics en milieu rural, à la pêche ( professionnelle en estuaire), la chasse, mais aussi témoigner sur des thématiques plus généralistes, je pense en particulier aux difficultés économiques partagées par nombre de français.

Je vous propose d’être acteur de ce dessein, de ce désir d’avenir. 

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Publié dans Politique

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F
Ségo se serait moins plantée dans un récent débat télévisé si elle avait pris connaissance de ces deux informations.<br /> <br /> - Durée du travail : apparences et réalité, France et autres pays<br /> <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm<br /> <br /> - Danemark et chômage : le modèle danois n'a aucun mérite<br /> <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm<br /> <br /> Il est encore temps de l'en informer car la question se posera souvent. <br />
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G
Exceptionnelle est la situation que vit aujourd'hui la gauche. Un vide idéologique, l'absence de toute cadre théorique et en face d'elle une droite, à l'aide d'un pragmatisme autoproclamé, qui parvient à légitimer auprès d'une large frange de la population des mesures les plus régressives et autoritaires jamais entreprises ces dernières années.<br /> Lionel Jospin a cherché à oeuvrer à la reconstruction de la gauche, en menant une politique résolument de gauche mais en s'attachant à intégrer les nouvelles mutations, les nouvelles aspirations. Les réformes entreprises ont été majeures, je citerai les 35H, la démocratie administrative avec la loi d'avril 2000 et bien d'autres. Certains ont cherché et cherchent à le dénigrer avec une certaine facilité. Je pense à la fondation Copernic. 2007, si c'est une année triomphante pour la Gauche, ce sera le fruit d'un long travail et non celui d'une rupture SEGO. Par ailleurs, les pimaires sont une première et on doit cette entreprise de réflexion et cette innovation politique à notre premier secrétaire, F. Hollande qui a mené un travail tout à fait exemplaire.<br /> <br /> L'apport de Ségolène Royal au parti socialiste est réel. La victoire face à la "rupture tranquille" ou plutôt à "la continuité brutale" ne sera pas aisée...mais elle demeure sans conteste possible. 1981, je ne pouvais le connaître mais j'espère un grand mai 2007...
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