Un référendum pour un Oui

Publié le par Philippe Buisson

La question européenne agite à nouveau le landernau socialiste. Force est de constater que le piège tendu par Nicolas Sarkozy, promoteur en chef du traité de Lisbonne, a remarquablement fonctionné en faisant d’abord ressurgir les divisions internes au sein du PS puis en distillant un contre-feu médiatique bienvenu face à la grogne sociale qui s’amplifie en France.


Pourtant la position du PS est au moins claire sur un point : Nous défendons l’organisation d’un nouveau référendum au nom d’une certaine conception de la démocratie et du respect de la souveraineté populaire qui s’est exprimée en 2005. La voie référendaire a aussi le mérite de considérer l’enjeu européen comme une ambition qui s’adosse aux peuples plutôt qu’une contrainte qui les méprise.
Lorsque le Président de la République actuel dit vouloir choisir la voie parlementaire pour ratifier ce texte, bien que fidèle à ses engagements de campagne, il grippe le début d'intéressement des français à l'égard de ce noble challenge européen et il affirme surtout sa défiance à l'égard de la souveraineté populaire. La démocratie n’est pas négociable. Elle ne peut souffrir d’une mise à l’écart, d’un manque d’appropriation par les peuples européens de la construction européenne.

Pour autant, si je suis donc favorable à l’organisation d’une nouvelle consultation citoyenne, moi qui avait milité pour un Non constructif lors du référendum sur le projet de constitution, je suis aujourd’hui favorable à l’adoption de ce traité.
D’abord ce texte n’a plus de valeur constitutionnelle. Il amende simplement les traités existants, ne s’y substituant pas. En outre, la 3ème partie tant décriée en 2005, celle qui figeait dans le marbre constitutionnel européen les politiques les plus libérales de notre continent, a été retirée du texte de Lisbonne.Ainsi la notion de concurrence libre et non-faussée ne figure plus parmi les objectifs européens.
Enfin il m’apparaît important de retenir les quelques avancées de nature à faciliter le fonctionnement actuel de l’Union, fonctionnement aujourd’hui obsolète puisque initié pour faire avancer une Europe à 6 et absolument inadapté pour l'Europe actuelle qui compte pas moins de 27 pays.
Je veux retenir notamment :

  • - l’élection d’un Président du Conseil Européen pour 2 ans et demi, mettant fin à une présidence-girouette d'un mandat de 6 mois.

  • - Un Parlement Européen aux compétences élargies et une commission plus contrôlée.

  • - Un nouveau mécanisme de vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des Ministres

  • - La nomination d'un haut représentant pour les affaires étrangères européennes

  • - L'inscription dans le préambule de certaines nouvelles valeurs-forces comme l'égalité homme-femme, la solidarité, les non-discriminations.


Alors bien entendu ce texte reste imparfait; il n'a d'abord de « simplifié » que le nom.
Ce n'est pas non plus, il faut l'affirmer, le traîté que nous aurions négocié. Il est notamment sans ambition en ce qui concerne l'émergence d'une Europe sociale, il ne fixe pas d'objectifs visant à l'harmonisation fiscale entre les pays, à la protection sociale ou aux droits des travailleurs; il ne répond pas non plus aux risques grandissants liés aux délocalisations vers les pays low-cost.
En cela, c'est une copie inachevée qui ne prend pas en considération les grands reproches que nous faisions au précédent traîté constitutionnel.

Sauf que ce nouveau texte ne fige rien!

Donc à la nouvelle question, suis-je favorable au dégel du fonctionnement des institutions européennes, je réponds par l'affirmative. Mais je le redis, la confiance des français envers l'Europe suppose que notre peuple soit à nouveau consulté afin d'éviter toute ambiguïté ou suspicion. J'attends de Nicolas Sarkozy qu'il ne brade pas notre citoyenneté européenne par confort ou par économies d'explications.


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Publié dans Politique

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S
Alonso Alonso....<br /> <br /> Merci pour le bref recapitulatif du CV...<br /> Comme le dis le POST precendent....c'est ce qu'on appelle bouffer a tous les rateliers.<br /> Quel parti politique aux elections suivantes ? Il n'en reste pas beaucoup... et pas forcement des plus glorieux a faire.<br /> C'est ce qu'on appelle faire vraiment n'importe quoi !
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D
Alonso, Alonso !!! ???<br /> <br /> Cela me dit quelque chose, en effet il me semble que cette conseillère libournaise en 2002, tout du moins au début de la campagne, soutenait la candidature de Monsieur Jean Pierre Chevènement ! <br /> Elle a du reste, à ma connaissance, assisté au meeting de JPC au Pin Galant à Mérignac en se plaçant aux places d'honneurs avec d'autres brefs édiles chevènementistes locaux. J'y étais.<br /> <br /> Moi-même, à l'époque, j'étais membre d'un comité de soutien local à JPC pour lequel j'ai toujours beaucoup d'estime. <br /> J'ai même soutenu le candidat chevènementiste aux législatives de 2002 en acceptant d'être mandataire financier.<br /> <br /> A ma connaissance, cette Mme Alonso, après les présidentielles de 2002 a déserté les rangs chevènementistes, probablement sous la pression du PS qui vouait une haine féronce à JPC.<br /> :-)<br /> <br /> Vous avez dit opportuniste ?<br /> <br /> Très amicalement ...
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E
@ UMP & Majorité gagnante<br /> Super vos pseudos ! ;-(<br /> C'est le blog de Mitterrand ou de Buisson ?<br /> Et sinon, vous avez un avis sur le traité simplifié ?<br /> Oui je sais, c'est un peu difficile pour certains de se positionner au niveau des idées ! ;-)
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U
Alorson perd ses troupes M Mitterrand!!! après un échec cuisant aux législative, vous allez vous prendre 1 raclée et on ne vous revera pls sur Libourne. Vous pouvez rentrer à Lille!
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M
POLITIQUE. --L'adjointe à la démocratie participative du maire Gilbert Mitterrand rejoint l'opposition à travers le nouveau parti les Progessistes d'Éric Besson<br /> <br /> Alonso rejoint Garraud:Alain Montanguon <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> La rumeur courrait depuis quelques jours autour des couverts de la place Abel-Surchamp : l'adjointe à la démocratie participative aurait rejoint le député Jean-Paul Garraud. On l'avait aperçue, lors des discours au manège de l'école de gendarmerie, le 11 novembre, en conversation avec Alain Martorell, délégué UMP de la Xe circonscription et membre du club Alternance 2008, créé récemment par le député. Ceci suffisait-il à expliquer cela ? Sans doute pas, mais les soupçons se transformaient au fil des jours en certitude. Et en effet, Marie-Thérèse Alonso nous l'a confirmé : elle sera candidate sur la liste de Jean-Paul Garraud.<br /> <br /> <br /> Électron libre. En fait, l'enseignante en espagnol au lycée Max-Linder, a rejoint les Progressistes, moins un parti politique pour l'instant qu'un cercle de réflexion, présidé par Éric Besson et porté sur les fonts baptismaux le 9 novembre. On se souvient que l'ancien secrétaire national à l'économie du Parti socialiste avait quitté le PS en février 2007 pour rejoindre l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, au soir du premier tour des présidentielles, pour y coordonner le « pôle gauche ». Il est aujourd'hui au gouvernement le secrétaire d'État à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques.<br /> Un coup dur pour l'équipe de Gilbert Mitterrand que le ralliement à l'opposition de cette Libournaise, fortement impliquée localement. Car la présidente de l'association La Movida qui avait rallié le camp Mitterrand en 2001 contre une place d'adjointe, rassemble autour de son nom des voix qui pourraient manquer à la liste de gauche, en mars.<br /> Marie-Thérèse Alonso est une habituée des scrutins depuis 1992, lors des cantonales à Libourne où elle obtint 11 % des suffrages (score national 8 %), sous la bannière des Verts. Avec 4 % aux Cantonales à Coutras (sans étiquette), presque 5 % aux municipales à Libourne en 1995 (tête de liste sans étiquette) contre Mitterrand, elle est encore présente en 1998 aux Législatives (candidate du Mouvement écologique indépendant)<br /> Marie-Thérèse Alonso semble un électron libre dans la vie politique locale. Elle dit d'ailleurs que, en 2001, elle aurait très bien pu se retrouver sur la liste de Jean-François Moniot (UDF), mais le PS l'avait contactée huit jours plus tôt. « Et je suis une femme de parole. » Cette fois-ci, la droite n'a pas laissé passer l'occasion. Elle a répondu oui. En contrepartie, on lui aurait promis un fauteuil de premier adjoint. « Ce n'est pas exclu », confirme-t-elle. <br /> <br /> <br /> Dans l'ouverture. Opportuniste, Marie-Thérèse Alonso ? Elle refuse l'accusation, arguant, de toute façon, qu'il sera plus difficile d'être élue sur une liste de droite. Le pense-t-elle sincèrement, elle qui trouve Sarkozy « révolutionnaire » ? « Durant six ans j'ai joué la solidarité municipale. J'ai été loyale mais j'ai été mise sur la touche, écartée des décisions. Je n'ai pas de leçons à recevoir. » Elle est pour l'ouverture et contre les sectarismes.<br /> Elle dit aussi que sa décision était déjà prise après les présidentielles. Et encore qu'elle doit tout à Libourne, ville de droite qui a accueilli sa famille, immigrée espagnole, quand elle avait 6 ans et demi. « Aujourd'hui, je ne pourrais pas réussir ma vie de la même manière. » Son credo ? la défense de l'école, de certains principes. Par exemple, elle milite pour la méthode alphabétique contre la méthode globale et elle affirme que les conditions de travail des enseignants se sont détériorées. Enfin, elle ne soutient pas en ce moment les mouvements sociaux.<br /> Progressiste, le mot lui plaît. « Faut savoir ce que l'on veut. Je soutiens la réforme gouvernementale et m'inscris dans l'ouverture défendue par Nicolas Sarkozy. Donc, je ne peux pas partir avec le Parti socialiste. » Elle dit cela en gardant toute son estime à Gilbert Mitterrand mais cite Michel Duchène, Verts comme elle en 1992, et aujourd'hui l'un des bras droit d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux.<br /> <br />
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